Un voyage dans le nord du Vietnam se construit facilement en sur mesure, selon votre niveau de marche, le temps disponible et la saison. Entre Sapa, Bac Hà, Hà Giang et les chutes de Ban Gioc, nous composons un itinéraire adapté, avec des étapes équilibrées et des temps de route maîtrisés.
Frontalier avec le Laos et le sud de la Chine (Yunnan), le Nord-Ouest du Vietnam est l’une des régions les plus montagneuses et les plus reculées du pays. Longtemps difficile d’accès, elle s’ouvre aujourd’hui au tourisme. Les routes y sont souvent sinueuses, et pas toujours en très bon état. On ne s’y déplace pas aussi facilement que dans la plaine, mais l’expérience vaut le détour.
Sapa et Bac Hà restent deux étapes incontournables de ce périple hors des sentiers battus. Le décor est naturel et impressionnant : certaines montagnes dépassent les 3 000 mètres, et le mont Fansipan, à 3 143 m, en est le point culminant. Autour, les vallées semblent entaillées dans un relief accidenté, comme dessinées à même la roche.
Les versants, pentus et parfois vertigineux, ont été façonnés par de nombreuses minorités ethniques, comme les Hmong, les Dzao ou les Thaïs. Au fil du temps, ces habitants ont aménagé de remarquables rizières en escaliers (comme à Bali ou aux Philippines). Elles donnent aux paysages leur caractère et leur relief. En mai, elles sont au plus vert ; de novembre à avril, elles se teintent plutôt de jaunes.
À plus de 350 km au nord de Hanoi se trouve la province de Hà Giang. C’est l’une des plus belles et des plus sauvages du Nord du Vietnam. Elle reste aussi l’une des plus méconnues.
Toujours à la frontière avec le Yunnan, la province dévoile des paysages de montagnes au relief tourmenté. On y voit aussi des vallées profondes, traversées par des rivières sinueuses. Les versants sont sculptés par des rizières remarquables, ou par des parcelles de maïs en escaliers. Ici, loin de l’agitation, la nature semble presque immuable. Elle a peu changé depuis des siècles. Les montagnes, hérissées de pitons karstiques et d’aiguilles de calcaire noir, dessinent une toile de fond majestueuse. Elles rappellent parfois les Dolomites.
Dans cet environnement, pas de grandes villes tonitruantes. Il n’y a pas non plus de forte pression touristique ou commerciale. En revanche, on découvre une multitude de villages, sereins et calmes. Ils sont très éparpillés. Ils sont encore habités par des minorités ethniques pacifiques. Les Tay, les Hmong noirs, les Nungs ou encore les Lolos noirs y vivent en autarcie. Ils maintiennent leurs traditions, avec peu de moyens.
À l’extrême Nord-Est se trouvent les chutes de Ban Gioc, dans la province de Cao Bang. Ce sont les plus grandes du Vietnam, et sans doute parmi les plus belles. Elles forment une frontière naturelle avec la Chine. Surtout, elles offrent un décor saisissant.